"Japoniaiseries. Fantaisies japonaises au temps de Félicien Rops", au "Musée provincial Félicien Rops", jusqu'au 15 février 2026

écrit par YvesCalbert
le 02/01/2026

« Les grands artistes n’ont pas de patrie » (Alfred de Musset/1834).

« L’Art n’a pas de patrie et les artistes doivent se moquer des frontières et des congrès qui les établissent » (Félicien Rops/1888).

« Ces ‘Japoniaiseries’ ? C’est un nouveau genre de ‘missives’, inventé par moi, à l’instar de Yeddo (graphie occidentale d’Edo, ancien nom de Tokyo/ndlr). Pour égayer la Vie et embêter les têtes en œuf d’autruche de l’Institut » (lettre de Félicien Rops à Léon Dommartin/1880).

Jusqu’au dimanche 15 février 2026, le « Musée provincial Félicien Rops », à Namur, nous invite à découvrir ses « Japoniaiseries. Fantaisies japonaises au temps de Félicien Rops », une exposition inaugurée – aux sons de deux instruments japonais, le koto (cithare à 13 cordes) & le shamisen (luth à trois cordes), joués par Aki Vergels-Sato – le vendredi 17 octobre 2025, en présence de Son excellence Masahiro Mikami, à l’époque Ambassadeur du Japon en Belgique, son épouse &, pour la Province de Namur : Etienne Bertrand, Député-President, Julien De Vos, Directeur du Service des Musées et du Patrimoine Culturel, & Véronique Carpiaux, Conservatrice du Musée.

Son Excellence Masahiro Mikami, alors Ambassadeur du Japon & son épouse © Ph. : M. Lecocq

A cette occasion, Etienne Bertrand déclara : « En 2001, le ‘Musée Rops’ organisa une exposition, qui fut présentée dans les trois plus grandes villes du Japon. On avait à l’époque édité un catalogue en japonais, aujourd’hui épuisé », Julien De Vos congratulant le commissaire, Thomas Cleerebaut, qui eut cette bonne idée, durant trois ans, de revisiter l’œuvre de Félicien Rops, en relation avec le « japonisme ».

Pour « L’Avenir », notre collègue Pierre Wiame, évoquant l’ art occidental, écrit : « Les arts s’emparent de cet exotisme flamboyant, les artistes fantasment goulûment et se mettent à japoniser à tout va ».

« L’art japonais, rompant avec l’académisme et le classicisme du Vieux Continent, influence peintres, dessinateurs et graveurs, qui se mettent à introduire des motifs japonais dans leurs œuvres, des cadrages plus rapprochés, des couleurs plus vives, ainsi que des bibelots et accessoires. »

Les kimonos, à l’époque des premières photos (anonyme) © « Musée de la Photographie » © Ph. : M. Lecocq

Entamons notre visite avec deux photographies, en noir & blanc, colorisées, de la fin du XIXe siècle, prêtées par le « Musée de la Photographie », à Mont-sur-Marchienne, nous montrant des Japonaises en kimonos, 46 autres prêteurs assurant, avec plus de 200 oeuvres & objets divers, le succès de cette exceptionnelle exposition.

« La Grande Vague de Kanagawa » (Katsushika Hokusai/1830-1831)

Viennent ensuite trois oeuvres japonaises, dont « La Grande Vague de Kanagawa » (1830-1831), la bien connue estampe de Katsushika Hokusai (1760-1849), qui, comme nous le rappelle une vidéo, inspira de nombreux artistes, dont Claude Debussy (1862-1918), Edgar Degas (1834-1917), Roy Lichtenstein (1923-1997), Claude Monet (1840-1926), Auguste Renoir (1841-1919), Vincent van Gogh (1853-1890), voire même « Hergé » (Georges Remi/1907-1983).

© « Hergé-Tintinimaginatio 2026 »

Venant d’évoquer une intéressante vidéo, signalons que différents courts-métrages égaient notre visite, mais ne sont visibles que grâce un « QR Code ». N’oublions donc pas de venir au Musée avec nos « smartphones ».

Thomas Cleerebaut écrit : « Fascinés par la philosophie de l’école ukiyo-e (pendant l’ère Edo {1603-1868}/ndlr), les couleurs vives, les compositions inhabituelles et l’iconographie exotique des estampes japonaises, nombre de peintres, dessinateurs et graveurs, en quête de renouveau artistique, trouvent de nouveaux modèles et des pistes de réflexion pour leur art dans l’œuvre de Katsushika Hokusai, Utagawa Hiroshige et Kitagawa Utamaro, pour ne citer que les plus influents. »

« Les artistes vont découvrir un art totalement exotique qui va remettre en question leurs propres croyances et leurs propres règles. Et donc l’art moderne qu’on connaît, l’impressionnisme, le post impressionnisme, les Nabis, l’art nouveau, tout ceci est né vraiment de l’arrivée, au XIXe siècle, des objets japonais et du japonisme (terme inventé par Philippe Burty {1830-1890}/ndlr).« 

« Cette contemplation de l’art japonais va totalement révolutionner l’art moderne. Les deux se sont compris et fusionnent, dialoguent et s’influencent mutuellement. »

« Si le Japon put bénéficier de la modernité occidentale, en Europe arrivèrent nombre d’estampes, signées de grands maîtres japonais, ainsi qu’une série d’objets traditionnels. »

Installé définitivement à Paris, dès 1874, Félicien Rops côtoie les milieux et évènements japonisants pendant une grande partie de sa carrière. L’artiste namurois rêve du Japon … et, en même temps, s’en défend. Il réalise, et pourtant critique et conspue, ce qu’il appelle des « Japoniaiseries », un mot-valise combinant « Japon » et « niaiseries », inventé par l’une de ses connaissances, l’écrivain & critique d’art français, Jules Champfleury (1821-1889).

Ainsi, sur le plan critique, à l’écrivain bruxellois Camille Lemonnier  (1844-1913), il écrivit, en 1880 : « Il y a plus … de modernité dans un croquis de Degas que dans tous les tableaux de Stevens. Ces femmes n’appartiennent à aucun monde. […] Il les met dans le même intérieur, le sien ou celui d’un ami, sans songer que l’enveloppe d’une femme c’est elle même. Et il leur flanque un machin japonais dans les pattes comme ‘portée de modernité’ ! – c’est niais.« 

Des « machins japonais » (sic) sont, par ailleurs, exposés, d’une assiette, en faïence fine, du « Service Rousseau » – illustrée, en 1867, par deux artistes parisiens, le graveur & peintre Félix Braquemond (1833-1914) & François Eugène Rousseau, qui introduit le ‘japonisme’ dans la verrerie française – à un shamisen, en passant par des productions de la « culture pop », des vases & éventails.

Rideau japonisant entre les deux premières salles © Photo : Murielle Lecocq

 « A Armand Gouzien qui aime les « Japonaiseries » (Félicien Rops/1870-1880) © « Les Amis du Musée Rops » Photo : Murielle Lecocq

L’un de ces derniers, dessiné, à l’encre sépia, à la fin du XIXe siècle, par Félicien Rops, inspira d’ailleurs, en 2025, « Ayaluna » (°1987), une mangaka belge, créatrice de la série « Génération Y », ces deux oeuvres étant les premières à découvrir dans la seconde salle, accessible après avoir ouvert un rideau japonisant.

Dessin réalisé avec des crayons graphites © « Ayaluna » © Photo : Murielle Lecocq

Face à ces deux dessins, une immense carte géographique de Paris, nous révèle nombre de lieux en rapport avec Félicien Rops & le japonisme.

Dans le couloir menant à l’escalier, nous trouvons plusieurs enveloppes et lettres, illustrées par Félicien Rops, alors qu’arrivés au premier étage, sous une vitre, nous découvrons un shamisen, que nous retrouvons peint sur une création du peintre belge Eugène Siberdt (1851-1931), « L’heure du Thé de la Geisha musicienne ».

« L’heure du Thé de la Geisha musicienne » (Eugène Siberdt)

Bien sûr, en évoquant Félicien Rops, l’on ne peut oublier ses oeuvres érotiques. Aussi, à l’étage, nous en trouvons particulièrement une, inspirée par « Le Rêve de la Femme du Pêcheur », une estampe de Katsushika Hokusai.

« Le rêve de la femme du pêcheur » réinterprété, en 2021 © Yoann Lossel © Ph. : « Musée Rops »

« On considère, à l’époque, qu’il n’y a que les artistes japonais qui arrivent à égaler les œuvres sulfureuses de Rops », nous confia Thomas Cleerebaut.

« La Pieuvre » (Félicien Rops »)

Oeuvre de Kitagawa Utamaro

Pour le décor d’un service de table (Félix Braquemond)

– “La plus belle estampe que je connaisse, dans ce genre, est effroyable. C’est une Japonaise couverte par une pieuvre ; de ses tentacules, l’horrible bête pompe la pointe des seins, et fouille la bouche, tandis que la tête même boit les parties basses. L’expression presque surhumaine d’angoisse et de douleur qui convulse cette longue figure de pierrot au nez busqué et la joie hystérique qui filtre en même temps de ce front, de ces yeux fermés de morte, sont admirables !” (Joris-Karl Huysmans/1889).

“C’est dans ces albums qu’existe cette terrible planche : sur des rochers verdis par des herbes marines, un corps nu de femme, évanoui dans le plaisir, ‘sicut cadaver’, à tel point qu’on ne sait pas, si c’est une noyée ou une vivante, et dont une immense pieuvre, avec ses effrayantes prunelles, en forme de noirs quartiers de lune, aspire le bas du corps, tandis qu’une petite pieuvre lui mange goulûment la bouche” (« Hokousaï : l’art japonais au XVIIIe siècle »/Edmond de Goncourt/1896).

N’oublions pas de visiter les deux étages de la collection permanente, où, outre l’exposition de plusieurs nouvelles acquisitions, notamment réalisées par la « Fondation Roi Baudouin », nous poursuivons la découverte d’oeuvres japonaises & européennes, de

** Citations :

– “Loin d’être soumis aux caprices d’un engouement frivole, [l’art japonais] est désormais lié au nôtre d’une façon impérissable. C’est une goutte de sang qui est venu se mêler à notre sang et qu’aucun pouvoir du monde ne pourra plus en éliminer“ (« Le Japon artistique »/Siegfried Bing/1888).

– « Rien n’égale la facilité avec laquelle Japonais, en quelques coups de pinceau, jette, sur le papier, des fleurs, des oiseaux et le feuillage aérien du bambou […] tout est rapide et d’un jet, mais encore plein de vie et de mouvement » (« Voyage en Asie »/Théodore Duret/1874).

– “Notez que le Japonais ignore l’objet qui ne répond pas à un but ou à un usage ; il ne connait pas, comme nous, l’objet d’art abstrait et spéculatif ; il n’est pas collectionneur, au sens européen du mot ; il déteste l’encombrement du bibelot ; il aime, au contraire, chez lui, l’air, la lumière abondante, les larges espaces” (« Le Japon artistique »/ Louis Gonse/1888).

« Tu sais que les voyages ont toujours été ma passion. A chaque nouveau voyage, il me semble que mon cerveau s’agrandit, on n’a pas idée de la somme des connaissances que l’on acquiert en quelques mois » (Lettre de Félicien Rops à Armand Dandoy/Paris, le 06 juin 1880).

– “Le soir, Paris redevient charmant, mystérieux & amoureux, les femmes passent comme dans les décors japonais les mains pleines de fleurs, les robes à l’empire serrées aux hanches ; & les yeux bordés de Pencil indien semblent encore plus étranges dans la demi obscurité des squares“ (lettre de Félicien Rops à Ernest Scaron/1868)

Outre l’exposition d’oeuvres de Katsushika Hokusai & d’une trentaine d’artistes & écrivains japonais, nous pouvons admirer des dessins, gravures, peintures & sculptures, notamment, d’Edgar Degas, James Ensor, Théodore Hannon, Fernand Khnopff, Léon Londot, Édouard Manet, Georgette Meunier, Armand Rassenfosse, Auguste Rodin, Félicien Rops, Paul Rops, Claire Rops-Duluc, Léon Spilliaert & Alfred Stevens, sans oublier la littérature, avec des livres, entre autres, de Siegfried Bing & Edmond de Goncourt.

Catalogue (« Editions Stichting Kunstboek »/S. Basch, R. Bru, V. Carpiaux, T. Cleerebaut, L. Debry, F. Terryn & A. Vos/2025/128 p.) : 30€.

Catalogue © « Editions Stichting Kunstboek »

… Et le commissaire de cette superbe exposition, conservateur adjoint & responsable des collections du musée, Thomas Cleerebaut, d’écrire : « Du commissariat à la direction de ce catalogue, cette exposition est une belle aventure humaine et scientifique qui propose une relecture inédite de l’œuvre de Félicien Rops à la lumière des arts du Japon, de ses fantaisies japonaises à ses ‘Japoniaiseries’ irrévérencieuses. »

** 16e Saison des « Apé’Rops » (réservations obligatoires) :

– Vendredi 16 Janvier 2026, à 11h30 : « Les Artistes belges et la Hokusai Manga » :

La chercheuse postdoctorale belge à l’ « UCLouvain » & spécialiste du Japon des XVIIIe & XIXe siècles, Freya Terryn, reviendra sur l’impact que les carnets illustrés de Katsushika Hokusai ont exercé sur la création artistique européenne et plus particulièrement sur les artistes belges.

Dessins japonisants (Félicien Rops) © « Musée Rops »

Nous apprendrons comment ces recueils, riches en croquis et en scènes de la vie japonaise, ont inspiré chez les artistes de nouvelles pistes formelles, de nouveaux motifs et une approche renouvelée de l’estampe & du dessin. Une belle occasion d’explorer le dialogue artistique entre le Japon & la Belgique, deux pays qui, en 2026, fêtent le 160e anniversaire de leurs relations diplomatiques, établies à l’aube de l’ « ère Meiji » (1868-1912), en 1866, par un « Traité d’Amitié & de Commerce », signé treize ans après la réouverture du « Pays du Soleil levant », qui, de 1639 à 1853, s’était fermé à l’Occident. Meiji (1868-1912),

– Vendredi 13 mars 2026 : « Félicien Rops, un Touriste au milieu des Migrants ? La Compagnie maritime Red Star Line aux USA »,  par Torsten Feys, du « Vlaams Instituut voor de Zee » & de l’ « Universiteit Antwerpen« .

Prix d’accès (incluant un lunch léger & convivial) : 10€ (35€, pour l’abonnement à l’ensemble annuel des « Apé’Rops »).
Réservations (obligatoires) & abonnements : 081/77 67 55 & info@museerops.be.

** Cabinet acoustique, à l’entresol du Musée :

Avant d’accéder au premier étage des collections permanentes, nous découvrons une nouveauté du Musée, le « Cabinet acoustique », au sein duquel, grâce à une interface spécialement conçue pour le projet, nous pouvons sélectionner, parmi plus de 3.500 lettres de Félicien Rops, l’une d’elles, la lire, en l’enregistrant à notre aise … Quelques jours plus tard, nous recevrons un mot de remerciement de cet artiste namurois pour le temps consacré à son œuvre épistolaire, ainsi qu’un lien pour vous réécouter sur le site web : http://www.ropslettres.be.

Notre voix rejoindra ainsi, via l’onglet « Lettres lues » de ce site web, celles de différentes personnalités : Bruno Coppens, Cécile de France, Christophe Deborsu,« Dubus » (Frédéric du Bus de Warnaffe), Bruno Géoris, Pascal Goffaux, Pierre Kroll, Caroline Lamarche, Benoît Mariage, Yolande Moreau, « Nota Bene«  (Benjamin Brillaud), Christine Pinchart, ou encore Yves Sente.

** Expo-Focus « Rops et le Climat », dans la cour du Musée : 

Présentée avec des oeuvres originales, du mercredi 22 mai 2024 jusqu’au dimanche 25 mai 2025, l’exposition-focus « Rops et le Climat » trouve une seconde vie, grâce à une succession de panneaux, illustrés de photographies  de 10 oeuvres paysagères, du XIXè siècle, de Félicien Rops et celles d’artistes contemporains (Peter Depelchin,  Camille Dufour, Émelyne Duval, Milan Jespers & Marc-Renier Warnauts), ainsi que celles générées par l’ « Intelligence Artificielle », à l’initiative d’étudiant.e.s, de l’option “technicien.nes en environnement », de  l’ « Institut Notre-Dame », à Namur.

Un paysage (Félicien Rops/années 1870) © Photo : Province de Namur

Il était demandé à ces artistes contemporains de réaliser des collages, dessins ou peintures nous dévoilant comment seraient, selon eux, dans 50 ans, des paysages peints par Félicien Rops dans les années 1870.

Un dessin contemporain de ce même paysage/2024 © Photo : Province de Namur

L’origine de ce projet pédagogique positif remonte aux initiatives négatives de jeunes activistes écologistes, qui s’en prenaient à des oeuvres de Leonardo da Vinci, Gustav Klimt, Vincent Van Gogh, Andy Warhol, …, exposées dans d’importants musées européens, dans l’intention d’attirer l’attention sur l’urgence climatique. Par ce projet créatif, la Province de Namur prouve que des institutions muséales, quelle que soit leur taille ou leur emplacement géographique, ne sont pas indifférentes à cette problématique du changement climatique, soulevée, dès … 1856,  par des travaux de la scientifique américaine Eunice Newton Foote (1819-1888).

Le coordinateur de ce projet, François Massonnet, chercheur qualifié du « FNRS » (« Fond de la Recherche Scientifique »), professeur à l’ « UCL » (« Université Catholique de Louvain-la-Neuve ») déclara : « Cette nature qui nous rend chaque jour tant de services est un colosse aux pieds d’argile, en train de vaciller. A nous d’y remédier. »

Hors, déjà, dans les années 1870, Félicien Rops écrivait à Guy de Maupassant (1850-1893) : « Je pêche en Hollande  … Les poissons ont disparu, depuis mon arrivée. Je suppose qu’ils sont morts à cause des usines. L’eau n’est plus  aussi claire qu’avant … Quelle tristesse de voir tous ces beaux paysages devenir un amas de buildings. »

Accès gratuit. « Guide du Voyage du Futur » (Véronique Carpiaux &François Massonnet / caricature de Pierre Kroll {« Pornocratès future » ou « L’Art du Cochon en 2050 »} / 2024 / 27 pages / 30 illustrations) : 7€.*** Activités au Musée (réservations obligatoires) :

*** Expo-Focus « Les Sataniques révélées », au sein de la Collection permanente :

Au 2è étage du Musée, une autre expo-focus est consacrée à la série des dessins originaux des « Sataniques », grâce à la « Victor Arwas Gallery » (Londres) & à Mony Vibescu (Paris), co-commissaire de l’exposition temporaire « L’Album du Diable. Les Tentations de Félicien Rops », organisée du samedi 19 octobre 2024 jusqu’au dimanche 09 mars 2025, qui valorisait le volet satanique de la production artistique, entre 1878 & 1982, de Félicien Rops, dont  le caractère érotique et/ou macabre de certaines oeuvres pouvaient choquer la sensibilité de certains visiteurs.

« La Tentation de Saint-Antoine » (1878) © « Bibliothèque royale de Belgique » © Ph. : « L’Avenir »

Cette nouvelle présentation est complétée par la mise en dépôt exceptionnelle, jusqu’à l’automne 2025, de trois autres dessins inédits de l’artiste namurois, par deux institutions parisiennes, le « Musée Marmottan Monet » &  l’ « Académie des Beaux-Arts »  : les versions préparatoires de « La Tentation de Saint-Antoine », « La Femme au  Trapèze » & « Miroir de Coquetterie ».

Catalogue de l’exposition de 2024-2025 (textes de L. Brogniez, V. Carpiaux, P. Comar, R. Dekoninck, P. Depuydt, A. Guyaux, G. Lacroix, S. Schvalberg & H. Védrine/Ed. « Snoeck »/2024/144 pages) : 28€.

Ouverture : jusqu’au 15 février 2026, du mardi au dimanche, de 10h à 18h (dernières entées à 17h). Prix d’entrée  (incluant la collection permanente & un audioguide) : 8€ (4€, en prix réduit / 0€, pour les groupes scolaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ainsi que, pour tous les dimanches, janvier 2026 février 2026).Transports publics :  navette gratuite, de la gare ferroviaire de Namur jusqu’à l’arrêt de la place Saint-Aubain. Contacts : 081/77.67.55 & info@museerops.be. Sites web : www.museerops.be, www.ropslettres.be & https://linktr.ee/museefelicienrops.

 Yves Calbert.

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Yves Calbert

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